Avec Macron c’est tout bon !

09/03/2017 11:50

Le programme de Macron est enfin disponible voici un extrait.

Pouvoir d’achat

Objectif 2 : Soutenir le pouvoir d’achat des actifs.

Aujourd’hui, les actifs ne sont pas rémunérés à la hauteur de leurs efforts. Demain, nous ferons moins peser la protection sociale sur le travail pour soutenir leur pouvoir d’achat.

Nous augmenterons le revenu net de chacun, en réduisant les cotisations sociales.

Tous les salariés verront leur salaire augmenter. Par exemple, si l’on gagne 2200 euros nets par mois, ce sera 500 euros nets supplémentaires par an. Nous réduirons les cotisations sociales des indépendants : 500 euros de moins par an pour un revenu à 3000 euros.

Ces mesures seront financées par une hausse de moindre ampleur de la CSG, qui ne touchera pas les retraites modestes (près de la moitié) ou les indemnités chômage.

Notre analyse :

Si on veut que les actifs soient rémunérés à la hauteur de leurs efforts, il faut augmenter les salaires. 

Est-il normal qu’après 25 ans d’ancienneté dans une entreprise de la grande distribution une employée soit payée 1150,00 € net par mois alors que le bénéfice de son entreprise a augmenté +4,1% soit un chiffre d’affaires de 76 945 Md’€uros hors taxes (chiffres 2015). 

La proposition qui est faite est un tour de passe d’un côté on va diminuer les cotisations sociales¹ des salariés, des employeurs et de l’autre on va augmenter la CSG². 

On va ainsi transférer une partie des cotisations sociales des salariés sur la CSG. Il suffit de regarder le taux de prélèvements actuel de la CSG pour savoir que l’augmentation de la CSG ne sera pas indolore pour les salariés contrairement à ce qu’a firme M. Macron.

Le taux de prélèvement de la CSG est le suivant pour :

·         7,5% pour les revenus d'activité salariée

·         7,5% pour les accessoires du salaire (exemple les primes au titre de l'intéressement)

·         7,5% pour les allocations de préretraite

·         6,6% pour les pensions de retraite et d'invalidité

·         6,2% pour les indemnités chômages.

Ce que Macron va vous donner d’une main, il va la reprendre de l’autre. Il va ainsi continuer la politique de destruction de la sécurité sociale menée par tous les gouvernements successifs. 

 

Ce qu’on besoin les salariés c'est d'un salaire décent 

pour vivre dignement et non une aumône M. Macron !

 

1 Les cotisations sociales sont des prélèvements sur la valeur ajoutée, ou excédent brut d'exploitation, assis sur les salaires.

Elles sont payées par les :

·         cotisations sociales salariales, aussi appelées cotisations sociales salariées, qui sont déduites du salaire brut (salaire net = salaire brut − cotisations sociales salariales) ;

·         cotisations sociales patronales, aussi appelées cotisations sociales employeurs, qui sont déduits du salaire brut (salaire brut = salaire super-brut − cotisations sociales patronales) et qui sont en général plus élevés que les cotisations sociales salariales.

Les cotisations sociales correspondent donc à une part socialisée du salaire, c'est-à-dire collectée par des organismes appelés caisses afin d'être redistribuée. Les cotisants bénéficient en contrepartie d’une couverture partielle ou totale de frais divers, engendrés par l'un des grands « risques » que sont le chômage, la vieillesse, la famille, la maladie et les accidents du travail et maladies professionnelles. Cette contrepartie peut être immédiate (risque immédiat), ou différée : le salarié touche une pension à l'âge de la retraite.  

 

2 La contribution sociale généralisée (CSG) est une cotisation sociale créée en 1990 pour diversifier les sources de financement de la Sécurité sociale. Pour toute personne domiciliée en France et rattachée à un régime français de Sécurité sociale, la plupart de ses revenus, ainsi que ses plus-values de toute nature, sont soumis à la CSG. Les revenus concernés se composent des revenus d’activités (salaires, traitements, somme de la participation et de l'intéressementplan épargne entreprise), des revenus de remplacement (pensions de retraite, d'invalidité, allocations chômage, la prime d'activité, les pensions de préretraite, indemnités journalières pour maladie, maternité, accidents) et des revenus du capital (capitaux mobiliers, revenus fonciers, revenus de l'épargne).