Bray-sur-Seine : le centre d’hébergement prêt à recevoir ses premiers réfugiés

01/10/2018 09:30

Article parut dans Le Parisien | écrit par Sébastien Blondé|25 septembre 2018, 18h44

Bray-sur-Seine : le centre d’hébergement prêt à recevoir ses premiers réfugiés

 
Bray-sur-Seine, ce mardi. Le centre provisoire d’hébergement (CPH) de Bray-sur-Seine, géré par 
l’association France Fraternités, accueille à partir de ce mercredi ses six premiers résidents. LP/Sébastien Blondé

La structure portée par l’association France Fraternités accueille ce mercredi six hommes en provenance du Niger.

Ils atterrissent ce mercredi, à 4 heures du matin, à l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle. Les six premiers réfugiés accueillis au centre provisoire d’hébergement (CPH) de Bray-sur-Seine sont en route. Sur place, les deux intervenants sociaux, une assistante et Emmanuel Marcadet, le directeur de la structure portée par l’association France Fraternités - et par ailleurs maire LREM de la commune, se sont préparés à les recevoir.

D’une part, 18 logements du bâtiment N de la cité Briolle, pour certains abandonnés depuis plus de dix ans, ont été rénovés dans ce sens. De l’autre, le personnel a « phosphoré » pour élaborer des projets d’accompagnement et d’insertion, à destination des résidents. Mais aussi des habitants de la commune qui en auront besoin. « On s’entend sur ce qu’on va faire », précise le directeur conforté par France Fraternités.

Âgés de 20 ans à 25 ans, ces six futurs résidents sont appelés des « réinstallés. » Ils viennent du Niger, où ils vivaient dans des camps. « Ils arrivent directement de là-bas, par le biais de l’Office international pour les migrations, pour éviter les passeurs et les dangers d’un voyage, selon les accords internationaux », indique Emmanuel Marcadet.

A terme, le centre recevra 80 personnes

Ce mardi, la direction départementale de la cohésion sociale (DDCS) effectuait sur place une visite de conformité. Les six réfugiés vivront dans le même appartement de la cité. Ces prochains jours, ils commenceront par apprendre à se servir de leurs diverses commodités. « On va déjà voir comment ils réagissent, tempère Emmanuel Marcadet. L’une de nos premières actions sera aussi de les inscrire au relais de Bray des Restos du cœur. »

Le CPH de Bray, qui verra une intervenante sociale intégrer son équipe le 8 octobre, compte encore recruter trois personnes supplémentaires. Des conseillers en économie sociale et familiale, et d’autres, capables notamment de donner des cours de français en langue étrangère. A terme, le centre prévoit d’accueillir 80 personnes.

«Il n’y a jamais eu de soucis avec ceux qui sont venus il y a deux ans »

Dans la commune, les avis sur cette arrivée de réfugiés sont partagés. « Bray est une petite commune rurale et il y a d’autres endroits plus appropriés pour cela, pense Francis, croisé dans la rue. Je n’y suis pas trop favorable. » 

« Cela ne me dérange pas, commente Alain, un autre promeneur. Il n’y a apparemment jamais eu de soucis avec ceux qui sont venus il y a deux ans. Dans le temps, on a bien accueilli des Italiens, des Portugais… Pourquoi pas d’autres ? »

« Ça commence à faire beaucoup ! », lance à son tour Maria. « Tant qu’ils ne foutent pas le b…, honnêtement, cela ne me dérange pas », ajoute Vincent, son fils.

 
Pour postuler à l’un des postes du CPH, adresser un mail à emmanuel.marcadet@france-fraternites.org