Législatives : La ferveur de l’Insoumise Julie Garnier dans la 4e circonscription

09/06/2017 07:48

Article parue dans le Pays Briard et écrit par  par Pierre Choisnet 06/06/2017.

Sous les couleurs de la France Insoumise, Julie Garnier-Martinez se présente dans la 4e circonscription de Seine-et-Marne. Une vaste ambition pour remplacer Christian Jacob (LR).

Julie Garnier-Martinez et Patrick Rossi, candidate et suppléant Insoumis ©LPB / P.Choisnet
Julie Garnier-Martinez et Patrick Rossi, candidate et suppléant Insoumis ©LPB / P.Choisnet

C’est avec ferveur et conviction que Julie Garnier-Martinez expose son programme, sa vision de la politique et du rôle de député. Novice en politique, cette directrice de 33 ans du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) de Saint-Denis brigue en effet là son premier mandat d’élu. Sous les bannières de la France Insoumise, mouvement porté par Jean-Luc Mélenchon pendant l’élection présidentielle, elle est candidate dans la 4e circonscription de Seine-et-Marne (secteurs de Provins, Nangis, Bray-sur-Seine, Donnemarie-Dontilly, Villiers-Saint-Georges, La Ferté-Gaucher, Rebais et Rozay-en-Brie).

« Urgence écologique »

« J’ai monté le groupe d’appui à Jean-Luc Mélenchon en septembre dernier dans les environs de Fontenay, se souvient la Trésifontaine. J’avais déjà voté pour lui en 2012 et cette fois j’avais envie de porter ce combat humaniste et de rassemblement. »

Ancienne élue du syndicat étudiant Unef, la militante n’a pourtant pas suivi une voie politique immédiatement. C’est le mandat de François hollande, les affaires « à droite comme à gauche » et « le climat global du pays » qui l’ont poussé à se positionner dans les starting-blocks de cette course à la députation pour ravir le poste à Christian Jacob, député maire LR de Provins.

Aux côtés de son suppléant Patrick Rossi, comptable de 41 ans qui vit à Gretz-Armainvilliers, elle met en avant « l’urgence écologique ». Précisions : « Aujourd’hui, l’agriculture est déshumanisée, spécialement en Seine-et-Marne où c’est le modèle intensif qui prédomine. On propose de porter le combat pour une agriculture paysanne et écologique, sur les principes de la permaculture. Le sol de notre département est pollué et appauvri. Sans les apports d’engrais, il ne produit plus rien. Il faut changer ça ! » Et Patrick Rossi d’ajouter : « Au-delà de la valeur environnementale, l’agriculture paysanne peut être vecteur d’emploi et de développement économique. Le programme de la France Insoumise est global. »

« Clientélisme insupportable »

L’une de leur principale crainte est dirigée vers le Canada avec l’Accord économique et commercial global (AEGC, plus communément nommé CETA pour l’acronyme francophone). « C’est non seulement une porte ouverte au TAFTA (accord de libre-échange avec les États-Unis, N.D.L.R.), mais aussi vers une possible autorisation future d’exploitation des gaz de schiste, et il y en a beaucoup en Seine-et-Marne », estime Patrick Rossi.

Par ailleurs, la candidate Insoumise s’engage vers une transparence totale si elle est élue. « Ma mandataire financière publiera tous les mois le détail de tous mes frais de représentation », promet Julie Garnier-Martinez qui souhaite « redonner confiance au peuple dans leurs élus ». Elle dénonce notamment « le clientélisme insupportable en politique » et prend pour cible Christian Jacob, « dans une circonscription trop centralisée sur Provins et tenue par un seigneur local. »

La candidate assure enfin ne pas « oublier les autres réalités » du territoire, « comme les transports, les mobilités, l’égalité sociale et la solidarité. »