Un maire jugé en correctionnel pour avoir voulu sauver 212 emplois

15/03/2016 12:03

Bagneaux-sur-Loing : foule de soutiens au procès du maire courage

Article parut dans le Parisien 13 Mars 2016, Pascal Villebeuf Bagneaux, le 20 novembre 2012. Pour défendre les salariés de Prevent Glass, le maire (DVG) de Bagneaux-sur-Loing, Claude Jamet, s’était enchaîné symboliquement à une porte de l’entreprise.

Il sera jugé ce lundi au tribunal correctionnel de Fontainebleau pour « entrave à la liberté des enchères, violence et voie de fait ». Pour cela,Claude Jamet encourt six mois de prison et 22 000 € d’amende.

Mais le maire (DVG) de Bagneaux-sur-Loing n’est pas seul dans son combat.

Pour s’être attaché symboliquement le 20 novembre 2012 à une porte annexe de l’usine Prevent Glass, en redressement judiciaire, et tenter de sauver 212 emplois, il a gagné le soutien de nombre de ses pairs. Et dans tous les rangs, quel que soit le bord politique. Jean-Jacques Barbaux,président (LR) du conseil départemental et Valérie Lacroute, présidente (LR) de l’Union des maires de Seine-et-Marne, lui ont chacun envoyé une lettre de soutien. Quant à Roselyne Sarkissian, conseillère régionale (PS), elle a récemment écrit au ministre de l’Economie, réclamant la compréhension de la justice au nom de la défense de l’emploi.

« Je ne souhaite aucun débordement »
Et la mobilisation s’annonce forte pour le soutenir ce lundi. On parle de la présence de plus de 300 personnes, dont une majorité d’élus, lors de son procès. Malgré cela, Claude Jamet s’avoue très inquiet : « J’ai juste voulu défendre l’emploi, s’étonne le maire de Bagneaux-sur-Loing. Je ne comprends pas cet acharnement contre moi. D’autant plus que je viens d’apprendre que la partie civile (NDLR : le liquidateur de l’entreprise) va me réclamer 100 000 € de dommages et intérêts. C’est complètement fou. En tout cas, j’ai demandé à tout le monde, même aux syndicats, de venir en silence au tribunal. Je ne souhaite aucun débordement. »